APRES LE 15 OCTOBRE 2007

      
       Le moment est venu, quelques semaines après la célébration du 15 Octobre 2007 au Burkina Faso, de revenir sur cette double commémoration qui a manqué d devenir une guerre des tranchés, tant la tension était palpable.Plusieurs sont à retenir:
      
Du point de vue des inedits l'on a noté la présence, sinon le grand retour de Maria Sankara la veuve de Thomas Sankara dont le premier camp, la première moitié du Burkina Faso commémorait sa disparution tragique. lE MOINS QUE L'ON puise DIRE? C'est que Mariam Sankara a été chaudement acceuillit dans son pays.


  Autre fait marquant, c'est l'union pour le moins inedit entre les sankaristes de tout bord, au Burkina faso. Tous ont joué des mains et des pieds pour affcher leur attachement aux idéaux de celui qui, 20 ans après sa mort, continue de passionner les foules.
Enfin un inedit enu du camp des Blaisistes, c'est la décontraction avec laquelle ces derniers ont parlé de la periode révolutionnaire. Cela de mémoire de Burkinabè ne s'était pas encore vu. A pô, le chef de l'Etat, entouré de ses plus fidèles comme qui dirait de chez fidèle s'est
pendant une bonne partie de soirée entrenu avec les jeunes de tout le Faso, convoyé là pour l' occasion sur  ce qu'a été la révolution, avec fort anecdotes mais toutefois, sachons garder la mesure dit-on, sans parler de ce qui était le plus attentu, les évènements tragiques du Jeudi 15 Octobre 1987.


Des leçons sont a tirées de tout ce qui s'est passé.
D'abord il nous faut noter que Thomas Sankara est devenu une sorte de Guevara pour les africains, même pour les jeunes qui ne l'ont connu qu'à travers les ouvrages littéraires et les films. C'est ainsi que des jeunes sont
venus de partout, de tout le Burkina mais pas seulement, du Mexique d'où est parti la caravane de l'année Thomas Sankara, de la France de l'Italie, du Senegal, du Mali, etc.

Il faut également noté que le président Blaise Compaoré s'est décomplexé de sa longévité au pouvoir. Maintenant le plus vieux président de la sous région, et ayant à son actif sa médiation réussi dans les crises togolaise, Ivoirienne, tchadienne, etc. Blaise Compaoré se sent légitimer por fêter ses 20 années de pouvoir.


Cela nous amène à la troisième leçon a tirer de cette double célébration du 15 Octobre qui est la mort de la réconciliation nationale qu'avait tenté d'instaurer la Journée Du Pardon. En effet, Le Burkina est plus que jamais divisé entre les Sankaristes et les Blaisistes, une fracture tellement profonde, qu'il est difficile d'être neutre et de ne pas prendre parti. L'on est soit Blaisistes, soit Sankaristes.


Enfin le grand bénéficiaire de tout ce méli melo général est Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président du parti d'opposition UNIR/MS, qui en se mettant à la tête des sankaristes, s'est offert une large visibilité et la sympathie de tous les férus de Thomas Isidore Noêl Sankara. Mais est ce que cette popularité tiendra jusqu'aux prochaines élections, reste à voir...


01/11/2007
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