ERREURS DANS LE BAC SERIE T.P.: Les admis refusent la reprise

ERREURS DANS LE BAC SERIE T.P.

 

Les admis refusent la reprise

 

Le baccalauréat série travaux publics (T. P.) a connu des erreurs de calcul qui font que certains élèves qui auraient dû se retrouver au second tour, ont été déclarés admis. Alors que les autorités demandent la reprise des compositions, les élèves y sont farouchement contre. C'est dans ce contexte que les parents d'élèves ont tenu une réunion le samedi 21 juillet dernier.

 

Depuis plus de 10 jours qu'ils ont été déclarés admis, on leur demande de ramener leurs attestations de succès au baccalauréat, parce qu'il y aurait des erreurs. Eux, ce sont les candidats au baccalauréat série T.P. Les candidats à ce bac sont tous issus de l'Ecole burkinabè du bâtiment et des travaux publics. Au nombre de 35 au départ, 20 avaient été déclarés admis et 15 ajournés. Le problème qui se pose, est que le total des points de chaque candidat a été divisé par 28 comme le stipule un décret ministériel, régissant cet examen, au lieu de 31, qui correspond réellement au total des coefficients. Le président du jury qui s'en est rendu compte a, par après  saisi l'Office du bac, qui a ordonné que l'on recalcule les moyennes. C'est donc très nombreux, que les parents sont sortis pour essayer de trouver une solution au problème de leurs enfants. Les discussions ont été très chaudes, les avis étant partagés entre ceux qui affirment que "la liste des 20 admis a été proclamée et affichée,  donc irrévocable", et ceux qui pensent que ce serait pénaliser les enfants que de ne pas les laisser reprendre les compositions. Ces derniers pensent que les relevés de notes remis aux élèves , à cause des erreurs et des incohérences qu'ils comportent, pourraient leur nuire dans la poursuite de leurs études. Ce dernier camp, amené par le vice- président de l'Association des parents d'élèves, Son Gouyahali, a fini par remporter le suffrage général des parents.

 Mais beaucoup d'autres problèmes sont ressortis de cette réunion. Le parent d'élève Emile Kambou a noté le fait que les enseignants des candidats en question ne sont pas associés à la proposition des sujets et à la correction des copies. Les sujets sont proposés par des enseignants qui ne connaissent pas le niveau des élèves et qui ne tiennent pas compte des programmes enseignés. Ce sont également ces derniers qui corrigent les copies. Il y a en outre, que les élèves ne sont même pas informés du règlement régissant leur examen et certains des candidats ont échoué avec plus de 12/20 de moyenne, parce qu'ils auraient eu une note éliminatoire dans une matière, matière qui n'est pas reprise au second tour. Un problème crucial s'est aussi posé, concernant ceux qui sont ajournés. En effet , l'Office du bac prévoit que désormais le bac T.P. soit préparé en 2 ans après le BEP, au lieu d'une année, comme cela est actuellement le cas. Les parents d'élèves ont donc prévu de demander à l'Office du bac, que ceux qui reprennent la classe et qui ont la moyenne, puisse repasser l'examen l'année prochaine. Ils ont aussi souhaité que parmi les 20 candidats qui avaient été déclarés admis, ceux qui à l'issue du nouveau calcul des notes n'auraient pas la moyenne, remettent leurs attestations et reprennent la composition dans de meilleures conditions. Ces derniers, selon le président du jury, seraient au nombre de huit. Les élèves, eux ne sont pas  d'accord. Après s'être retirés de la salle pour se concerter, ils se sont à leur retour démarqué  de leurs parents. "Aujourd'hui, nous ne sommes plus à l'étape du bac. Nous réfléchissons à comment poursuivre nos études supérieures." "Ce n'est pas à nous de porter le chapeau parce que ce n'est pas nous qui avons commis les erreurs"; tels sont les propos qu'ils ont laissé entendre. Le vice-président de L'APE, qui s'est voulu conciliant en affirmant notamment," nous ne voulons pas descendre dans la rue", n'a pas réussi à leur faire changer d'avis. On attend donc de voir quelle suite sera donnée à ce problème, d'autant plus que les élèves ne semblent pas prêts a céder. Ils avouent pour cela avoir déjà pris contact avec l'ANEB (Association nationale des étudiants burkinabè). Les parents d'élèves ont pour leur part délégué trois d'entre eux, qui sont allés à la rencontre de la présidente de l'université, le lundi 23 juillet 2007, mais rien n'en a encore flitré.



25/07/2007
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