Qui est Norbert Zongo?

Norbert Zongo, un Homme de vocation
  Norbert ZONGO est venu au journalisme par vocation. Ses condisciples racontent
qu'élève instituteur au Cours Normal de Koudougou, dans les années 1960, il confectionnait
 un "libelle" intitulé La voix du Cours normal. Il le rédigeait sur les feuilles de ses
cahiers d'écolier et l'alimentait grâce aux informations recueillies sur les ondes des
stations de radiodiffusion internationales.

En 1969, il obtient son Brevet d'Études du Premier Cycle et se met ensuite à enseigner.
 Mais il rêve déjà d'un autre avenir, mettant tout en œuvre pour que sa carrière
d'instituteur soit la plus brève possible (1969-1978). En 1978, le baccalauréat en poche,
il tente une capacité en droit à l'Université d'Abidjan. L'appel du journalisme se fait de
plus en plus pressant et Norbert est finalement admis, en 1979, à l'Institut Supérieur de
Presse du Conseil de l'Entente de Lomé, au Togo. Suite à des prises de position politiques,
 les autorités togolaises l'expulsent en 1981. De retour au Burkina, il est arrêté et
détenu
à la gendarmerie de Ouagadougou, une année durant.

En 1984, il rejoint l'École Supérieure de Journalisme de Yaoundé au Cameroun. Il en
revient en 1986 et forge alors ses premières armes dans les organes de presse d'État :
 au quotidien Sidwaya d'abord, puis à l'hebdomadaire Carrefour Africain. Il collabore
régulièrement aux journaux privés Le Journal du Jeudi et La Clef. Ses analyses critiques
sur la vie nationale dans ces organes amènent le pouvoir en place à l'affecter à Banfora,
 bourgade située à 450 km de Ouagadougou. Il refuse d'obéir à cet ordre, rend sa démission
et crée son propre journal, l'hebdomadaire L'Indépendant en juin 1993.

Il signe ses articles du nom de plume Henri Sebgo, qu'il a adopté depuis sa collaboration
au Journal du Jeudi. Son journal est lu et commenté tous les mardis, dans les hameaux les
plus reculés du Burkina. Élu président de la Société des Éditeurs de la Presse privée du
Burkina (SEP), Norbert Zongo noue des contacts avec les chancelleries et obtient des aides
 matérielles conséquentes. Ces soutiens lui permettent de lutter contre les multiples
contraintes qui pèsent sur la presse privée au Burkina, dont le coût très élevé des
facteurs de production et le manque de formation des rédacteurs



13/05/2007
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